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Blogging

la panne d’inspiration, dans le fond

Quelques jours après le lancement de ce blog, je publiais un article sur le syndrome de la page blanche et donnais quelques trucs pour pallier à celle-ci. J’essayais en somme de permettre de contourner la chose, sans pour autant la résoudre définitivement. Pourtant, cette panne d’inspiration qui dure la plupart du temps seulement quelques jours, peut devenir pour certains blogueurs et blogueuses, un vrai problème en durant beaucoup plus longtemps, à savoir des semaines voir pire, des mois. C’est là hélas que la plupart des techniques pour envoyer paître la page blanche trouvent leurs limites. Si je rédige cet article aujourd’hui, c’est parce qu’après mûre réflexion et prise de recul sur cette foutue panne d’inspiration dans sa forme la plus lourdingue, je suis désormais convaincue que lorsqu’elle dure, c’est que les racines du mal sont plus profondes qu’on peut l’imaginer de prime abord.

Selon moi, bien loin de la micro panne de 2, 3 jours, l’absence prolongée d’inspiration tient sa source dans l’état moral du titulaire du blog, dans sa forme en général. J’ai notamment remarqué que la panne d’inspiration arrivait et durait dans ce type de situations :

– Après une période vraiment intense de blogging : Beaucoup d’articles en peu de temps (notamment lors d’un lancement et les semaines qui suivent le lancement d’un blog). Dans ces moments là, on met les bouchées doubles, on double d’attention sur tous les détails : Design, Contenu… On bichonne le blog, on bichonne ces lectrices & lecteurs qui nous découvrent via le blog et qui découvrent le blog, on est ‘au taquet’… Bref, c’est parfois un véritable sprint et du boulot. Pourtant, quand on remet les choses à leurs justes places : Qui impose cette pression ? Qui est à fond sur les statistiques ? Qui attend la perfection avant toute publication ? Bah soi même, l’auteur du blog. On se met parfois tout(e) seul(e) la pression sans même s’en rendre compte. Entre perfectionnisme, volonté de faire au mieux, volonté de livrer des choses de top qualité, volonté de respecter un calendrier de fou que personne finalement ne réclame à par soi…

– Quand en dehors du blog, le reste prend ou reprend de la place, à juste titre. Dans la vie il n’y a pas que le blogging et parfois, embarqué dans l’euphorie du blog, embarqué dans sa passion en somme, on perd un peu le sens de certaines priorités, sauf que quand ces priorités vous rattrapent, c’est rarement à moitié. Et ce qui était un bol d’air frais, une petit échappée belle ou encore une sorte d’exutoire, à savoir bloguer, devient secondaire. Cela peut même devenir tellement secondaire que reprendre après une pause forcée par le quotidien, peut vous avoir coupé l’herbe sous le pied, vous avoir coupé dans votre élan. Et là, l’inspiration, pouf, elle s’est parfois barrée. Elle n’aura pas attendue le retour au blogging.

– Quand on se concentre trop sur la forme, plutôt que sur le fond. Pour certain(e)s, le visuel à savoir le design, tient une grande place dans leur blog, et donc par conséquent, énormément de temps est investi à ficeler le design pour le rendre hyper beau, hyper optimisé, hyper tout en fait. Sauf qu’à trop tabler sur la gueule du blog, on finit par fois par trop laisser de côté le reste à savoir le contenu. Or quand il faut y revenir, les idées elles, l’organisation de celles-ci, elles se sont pas toujours au rendez-vous. Et là, c’est un peu le drame.

– Quand on fourmille tellement d’idées, qu’on est tellement imprégné par le blog et son sujet, que les idées s’emmêlent et s’embrouillent. Quand on est un peu comme hyperactif, que tout se bouscule et qu’au moment de poser des mots sur les idées, tout est brouillon et flou, qu’on se sait plus trop comment aborder ces mêmes idées, comment attaquer un article dans le dur, comment formuler ses phrases pour qu’elles soient percutantes. Là, arrivé(e) devant la page de rédaction d’article, c’est le moment de solitude. A trop avoir eu d’idées en même temps, à trop avoir pensé à des tas de sujets simultanément, on se retrouve dépourvu, un peu largué.

La grosse panne d’inspiration en fait, n’est pas une panne d’inspiration si on regarde bien. Elle n’est que l’expression, le symptôme d’un trop plein de blogging ou de l’extrême inverse, à savoir une coupure avec le blogging qui aurait été trop nette. Le blogging, comme des tas d’autres passions, quand on tombe dedans, on s’y met à corps perdu au risque de zapper parfois, d’autres choses aussi importantes voir plus…
Le blogging, comme tout un tas d’autres choses toujours, il faut savoir le doser, ou apprendre à le doser, sous peine d’y laisser des plumes en route. Le but en bloguant, n’est pas de se surmener, n’est pas de se noyer dans les méandres de la technique, ni de ramer parce qu’on y connaît rien.
Le blogging ne doit pas devenir ou être une pression ou une contrainte au quotidien, sinon comme évoqué rapidement dans le 1er article sur la page blanche, c’est le meilleur moyen de tout tuer dans l’oeuf : inspiration, entrain, enthousiasme, envie, passion…
Le truc le plus vicieux, c’est de se laisser perdre le goût au blogging sans même s’en rendre compte. Un truc dommage surtout quand à la base on adore vraiment ça. Alors à moins de réaliser que le blogging n’est plus une chose qui fait du bien, qui est agréable et donc d’arrêter volontairement, il vaut mieux savoir anticiper les choses et dans le meilleur des cas, de les éviter.

Bloguer, cela doit rester une passion, un truc agréable, qu’on fait pour ses lecteurs et pour soi, et pas pour atteindre des objectifs de grands malades qui finalement se sont pas atteignables car pas réalistes. Se mettre trop souvent et trop fort la rate au court bouillon n’a jamais rendu service à personne :) Alors quand la pane d’inspiration se pointe, pas d’inquiétude, c’est chiant, c’est frustrant aussi, mais ce n’est pas un drame, cela arrive à tout le monde et c’est normal. En revanche et si la panne d’inspiration dure et perdure, longtemps, bien trop longtemps, et plus longtemps que d’usage, il est alors super opportun de s’arrêter, de se pauser et de poser les choses. C’est une sorte de petit signal d’alerte, une petite alarme, qu’il faut savoir repérer pour ne pas tout gâcher et flinguer l’envie et ce qui nous anime quand on blogue.
Un proche disait qu’il pensait que vous bloguiez un peu trop ? Les idées sont là, mais trop nombreuses et désorganisées ? L’envie a pris un coup dans l’aile et elle tarde à revenir ? Tout ça, ce sont des signes qui font comprendre qu’il faut savoir prendre du recul, qu’il faut laisser le blog se reposer et surtout qu’il faut aussi se reposer soi même. Comme pour tout, il faut savoir ne pas tomber dans les extrêmes :)

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9 Commentaires

  • Répondre Gertrude 4 septembre 2014 at 19:45

    Excellent article avec d’excellents conseils…Reste plus qu’à les appliquer lol, ça a être de la rigolade! :p
    On sent le vécu aussi un peu non? ;-)
    Gertrude

    • Répondre gg 4 septembre 2014 at 19:51

      Hello Gertrude ! Vécu ? Oui un peu, pour ne pas dire beaucoup !

  • Répondre Tribulations d'une quinqua 4 septembre 2014 at 23:07

    Un article à encadrer:)

    • Répondre GG 4 septembre 2014 at 23:31

      Oh merci beaucoup :) !

  • Répondre laetitia 2 novembre 2014 at 18:00

    au début je n’arrivais pas à penser à autre chose que mon blog… 3 mois après je recommance à avoir un rythme normal de vie.. un petit peu… par exemple la je suis sur les blogs depuis ce matin lol…

    • Répondre GG 3 novembre 2014 at 10:15

      Wow t’as la foi ! En même temps tu passes du bon temps et tu découvres de chouettes blogs !

  • Répondre Gladwood 9 septembre 2015 at 11:44

    Ton article est criant de vérité ! Pour moi le moral joue avec tout. Si j’ai pas le moral, je n’arriverais pas a écrire autre chose que du déprimant, par exemple ! Haha !
    Et si j’ai eu trop les yeux, cerveau sur le blog, pareil, overdose.

    Aujourd’hui ca va mieux ! J’essaie de ne pas venir trop sur le blog. Prendre du recul !

    • Répondre GG 9 septembre 2015 at 13:34

      J’avoue. C’est du vécu de chez vécu. L’an dernier je suis passée par toutes les étapes citées, à différents moments. Toutes m’ont laissée sans inspiration. Désormais, je fais gaffe, pour ne pas être essoufflée niveau inspiration :) Pas envie de rester comme un truffe devant l’écran à ne plus savoir quoi écrire et surtout, pas envie de ne plus y prendre du plaisir. Dur aussi comme tu le dis, quand le moral n’est pas au rdv.

  • Répondre Anne-Catherine 9 septembre 2015 at 19:34

    Voilà j’ai lu :) Un peu en retard (so sorry) On se ressemble beaucoup, j’ai écris un article du même style, plusieurs même car le blogging c’est bien ça ! On a envie, plus envie, on fait tout bien ou pas, on est suspendu à nos idées qui ne viennent pas et c’est juste la grosse panique ! Ouh là là je ne vais pas publier ! Monsieur Gogole il va me détester, mon SEO va s’écrouler et je vais mourir !

    Bon plus sérieusement, le blogging doit ou devrait être une passion même si on a un site marchand à côté hein :) Sur un blog on partage, on est soi même, on aime ses lecteurs et on aime ce que l’on écrit. Si on commence à payer une tierce personne pour écrire pour soi, si on surveille son blog que lorsque l’on y pense, là… on n’est plus dans le blogging et on se doit d’arrêter d’urgence.

    La panne d’inspiration est un tout et si on en souffre, on ne dois jamais s’en vouloir :) ça reviendra si on aime son sujet !

    J’arrête je vais te faire un article à force…

    Joli article en tout cas !

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