Investir dans son entreprise en Freelance web

Concernant les freelances exerçant ce qu’on appelle un métier du web, il n’est pas rare de penser qu’il n’y a pas d’argent à investir. Puisque beaucoup de professionnel(le)s du monde du web ont principalement besoin d’un équipement informatique du type : PC portable, PC bureau ou MAC. Toutefois, on a tendance à oublier que dans les coulisses de ce qui est une entreprise avant tout, investir est fréquent. C’est même clairement souhaitable et préférable dans de nombreux cas.

Vous vous demandez quels sont ces investissements ? De quel matériel peut donc bien avoir besoin un développeur, une webmaster et/ou un(e) consultant(e) SEO ? Réponse en bref aujourd’hui !

Un(e) freelance web c’est quoi ?

Déjà, commençons par évoquer un(e) freelance web. Histoire de replacer les choses où elles sont.

Un(e) freelance web est une personne qui travaille à son compte. On peut parler d’indépendant(e), d’infopreneuse/infopreneur. Mais aussi d’auto-entrepreneur/se du web comme de micro-entrepreneuse/r. Le fait est que peu importe le statut juridique professionnelle ou le régime fiscal pro de ces personnes qui travaillent à leur compte. Elles sont leur propre boss. Elles dirigent leur entreprise.

Et si on parle beaucoup de « freelance web », c’est pace que beaucoup de ces personnes travaillent grâce, au travers et dans le web. Citons quelques uns de ces métiers relevant d’internet et/ou de l’informatique :

  • Développeur web/développeuse web
  • Consultant(e) en référencement naturel (SEO)
  • Webmaster/Webmestre
  • Webdesigner
  • Designer UX
  • Chef(fe) de projet digitial
  • Community Manager
  • Rédactrice/rédacteur web
  • Copywriter

En réalité, il existe des dizaines et dizaines de métiers du web. Certains très connus, d’autres beaucoup moins. Voire pas. Ce qu’il faut retenir, c’est que ces métiers peuvent être exercés tant en entreprise via des contrats de type CDI, CDD, stage et consort, comme ils peuvent être exercés en indépendant(e). Quel que soit le statut de l’entreprise ou le régime social et fiscal choisi pour cette entreprise individuelle.

Le fait est que pour beaucoup de ces entreprises individuelles, investir est souvent souhaitable. Au début de la vie de cette entreprise comme au fil du temps et de l’évolution de l’entreprise.

Les dépenses du/de la Freelance web

Partons d’une idée reçue qui a du mal à disparaître. Le ou la freelance web n’aurait besoin de rien d’autres qu’un bon PC ou d’un Mac pour bosser. Et il n’aurait aucun frais par ailleurs. Alors soyons clair(e)s, oui ! Sans un bon matos informatique, bosser sur le web sera limité. Quant aux frais relatifs au fait de bosser sur le web, venons-y plus bas. Et  éloignons-nous de ces préjugés qui a la peau dure.

Comme tout(e) professionnel(le), un(e) freelance web a aussi des dépenses. Peu importe le montant de ces dépenses.

Les dépenses peuvent être purement matérielles comme elles pourront être numériques. Car comme plein d’autres entreprises, la personne qui travaille en freelance devra par exemple :

  • Communiquer sur son entreprise, en print et en web. Au choix
  • Entretenir son matériel (changer de PC ou MAC) et le reste du matériel physique
  • Payer les factures relatives à son entreprise : assurance professionnelle
  • Payer les taxes et autres frais légaux relatifs à l’entreprise : Urssaf, CFE, Cotisations sociales, formation…

Là encore, il ne s’agit que de certaines dépenses de beaucoup de freelances ayant un métier du web. Mais la liste peut tout à fait s’allonger en fonction des métiers de chacun(e). Et on ne parle pas de choix ou de style de vie dans le travail. Tous les pros ont des charges dont ils sont redevables. Légalement. Charges comme la taxe des entreprises largement appelée CFE. Charges comme ce qui sera déclaré au mois ou au trimestre à l’URSSAF. Puis payé. Cela peut environner les 21 à 25% du chiffre d’affaires par exemple pour une personne qui exerce en libéral sur le web. Soit quasiment un quart du chiffre d’affaires.

Les freelances du web n’ont aucun frais ? Voici donc une idée reçue qui est balayée ! Cette idée reçue est peut-être relative au fait que le régime de la micro-entreprise qui est très connue pour être simplifiée pour les démarches administratives, traîne une drôle de réputation depuis son lancement en 2009. Le régime était alors appelé « auto-entreprise ». Beaucoup parce qu’ils méconnaissent ce régime pensent que tout est si simplifié qu’il n’y a pas de coût ou de frais. La réalité est pourtant différente. Si le chiffre d’affaire mensuel ou trimestriel est à zéro, on déclare zéro. Auquel cas, pas de frais comme les cotisations sociales et la CFP (contribution à la formation professionnelle). En revanche, dès qu’une facture est encaissée (non pas envoyée mais bien encaissée et dont l’argent est sur le compte bancaire), on déclare et on cotise !

Bref ! Oui, les freelances du web ont des frais. Des dépenses.

Alors Quid de l’investissement qui diffère de ce qui est basique et peut être optionnel, bien que souhaitable ?

Investir de l’argent pour son entreprise en freelance web

Outre des frais classiques comme des frais d’assurance professionnelle et bancaires si le/la freelance web a un compte bancaire professionnel, tout(e) indépendant(e) pourra faire le choix d’investir de l’argent pour son affaire. Comme de nombreux autres professionnels par ailleurs. Parce qu’un freelance sur le web reste confronté aux mêmes contraintes et aléas que les autres entreprises (TPE et PME).

Avec par exemple, le besoin :

  • De communiquer pour se faire connaître (en print et en web)
  • De se former pour rester à jour dans son activité (évolution technologiques, évolutions juridiques…)
  • D’acheter des licences pour des logiciels dédiés. Du basique comme Office (avec Word et Excel) ou encore Canva. Aux outils plus nichés et dédiés selon les activités sur le web.
  • D’acheter des prestations à des collègues aux activités connexes en déléguant des tâches à d’autres freelances
  • Cotiser à des réseaux professionnels locaux pour participer à des réunions d’entrepreneuses/rs de son secteur géographique

Bien entendu, là encore, la liste est loin d’être complète. Il s’agit d’exemple basiques de ce que beaucoup de freelances web choisissent de faire pour investir dans leur affaire.

Il va de soi qu’en début d’activité, il n’est pas rare de faire avec les moyens du bord quand on ne dispose que de peu ou pas de budget. Et c’est par la suite aussi dans de nombreux cas, qu’on investit de l’argent dans son entreprise en freelance. Après que des premières factures soient encaissées et permettent de se payer et de couvrir les frais de roulement (assurance, compte bancaire…).

Dépenser de l’argent pour son entreprise en freelance web ?

Investir est fréquemment une option qui se présente rapidement comme quasi indispensable. Il suffit d’exercer dans un métier saturé avec beaucoup de demandes mais aussi beaucoup d’offres pour qu’il devienne nécessaire de communiquer pour se faire connaître et toucher sa cible pour sortir du lot.

Le référencement naturel peut être un réel atout. Mais il demande du temps pour avoir des effets tout comme il demandera un travail sur la durée. Les inscriptions sur des plateformes comme Malt ou Codeur peuvent aussi jouer un rôle important. Toutefois, là encore, il faudra parfois opter pour des offres premium pour accéder aux offres clients ou encore pouvoir réellement utiliser ces plateformes et toujours toujours : Réussir à sortir du lot.

Plus qu’une dépense pour sa boîte, le freelance web tout comme beaucoup d’autres freelances en général, doit souvent mettre la main au porte-monnaie et investir donc. Pour pouvoir faire :

  • Durer son entreprise
  • Evoluer son entreprise
  • Rester compétitif

Investir pour son freelancing web est-il indispensable ?

Tout dépend des cas. Beaucoup de freelances web travaillant autour du design par exemple pourront difficilement travailler sans des logiciels qui sont aussi populaires qu’ils peuvent être coûteux. Comme des outils de la suite Abobe (PhotoShop, Illustrator et ou InDesign…).

Dans d’autres situations, investir ne sera pas possible. Pour des raisons très terre à terre de budget si serré que ce qu’il restera d’un point de vue comptable servira à régler les cotisations sociales et la formation. Et ce seront alors tous les plans B et les moyens du bord qui seront un recours incontournables.

La précarité professionnelle des indépendant(e)s du web

La précarité professionnelle peut toucher les pros du web indépendant(e)s comme tous les autres pros tout court. C’est une réalité bien présente. Souvent peu affichée et peu partagée. Parce qu’elle n’est pas vendeuse. Notons d’ailleurs la notion de L’entreprécariat féminin évoqué récemment par Olivia Mahieu sur son compte Instagram :

Il me semblait important d’évoquer les potentielles difficultés relatives à un exercice professionnel sur le web comme en dehors. Qui peut évidemment être aussi l’objet de difficultés financières comme matérielles. Tout comme pour le reste des professionnel(le)s en général.

Griselidis
Griselidis

Heureuse maman d'un petit garçon né en 2018, je tiens aujourd'hui quatre blogs. Après 17 années passées dans une grande entreprise de téléphonie, je travaille désormais en tant que webmaster freelance à mon compte depuis 2015.

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6 commentaires

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  1. Merci beaucoup de relayer ma publication, il me semble en effet que c’est un sujet important dont pourtant on parle peu :)
    Et oui, on peut mettre toute son énergie, toute sa bonne volonté et ses compétences au service de son activité, parfois ça grippe un peu niveau financier. C’est à ce moment-là qu’il faut soit tenir fort la barre, soit penser à d’autres façons de faire son métier il me semble.

    • Hello ! Je t’en prie, ça m’a fort parler donc un plaisir de que relayer. Sachant qu’on en parle et on écrit trop peu sur cette question. On parle parfois des salarié(e)s pauvres. Quid de l’entrepreneuriat ? Au féminin… Plein de courage et de bonnes ondes pour ton activité, même si je sais que ça ne suffit pas tjs.

  2. Bonjour, un bon article rappelant que même si on est seul, c’est un métier et une entreprise, aussi petite soit-elle.
    Je mettrais plutôt dans les frais de fonctionnement tout ce qui concerne la location ou l’achat de logiciels et la sous-traitance de prestations.
    L’indépendance n’a que le nom et le portait qu’on en dresse est souvent galvaudé.

    • Bonjour Patrice, Je vous rejoins sur les frais de fonctionnement. Quant à l’indépendance, oui, aujourd’hui il y a de nombreuses façons de désigner le job en indépendant. Et peu ciblent vraiment certains jobs et secteurs d’activité qui les concernent pourtant directement. Un peu comme quand des personnes répondent quand on leur demande quel job elles font : Je suis freelance. Ce qui ne désigne pas un métier, mais une façon de travailler. Merci pour votre commentaire !