Pourquoi il vaut mieux ne pas miser QUE sur le SEO

Si vous vous intéressez à la gestion d’un site internet et/ou d’un blog, vous aurez probablement constaté combien le référencement naturel était mis en avant. Car il peut devenir un très bon levier de trafic. De visibilité. C’est d’ailleurs souvent ce qui est promu et encouragé lorsque la question de faire connaître un site web se pose. 

Pourtant, il convient de ne pas tout ou trop miser sur le référencement naturel. Pourquoi me répondrez-vous peut-être ? Alors que le SEO est couramment considéré comme un des meilleurs moyens d’attirer du monde sur un média web ou un site internet ? 

Voici un début de réponse. Que vous pouvez d’ailleurs prendre pour une réponse tout court !

Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier

Commençons par la base. En termes de leviers de trafic, il est certain qu’il ne faut pas négliger le SEO. Puisqu’en plus d’être bon pour que des pages soient bien positionnées dans les moteurs de recherches, il est souvent bon par extension pour l’internaute. Si vous soignez votre contenu, vos mots clés, vos images/photos, vous optimisez votre site web pour le SEO. Mais logiquement, tout ça ira aussi dans le sens d’une meilleure compréhension de votre contenu par votre audience comme dans le sens d’une navigation plus fluide et agréable. 

Pourtant soyons clair(e)s, le jour où le SEO tangue, notamment quand il y a des grosses mises à jour du côté des algorithmes de Google, si votre trafic dépend surtout du référencement naturel, alors vos courbes de fréquentations risquent de chuter avec les mouvements de vos positions dans les SERP. Beaucoup le constatent depuis l’été 2023. Après diverses Maj côté Google. 

Alors oui, quand ça descend pour certains sites web, ça monte pour d’autres. Mais c’est loin d’être majoritaire hélas. L’IA n’étant pas pour rien dans les changements récents, il faut bien reconnaître que le SEO est en train de changer. C’est un fait que d’ailleurs, certain(e)s pros du SEO reconnaissent, parfois non sans mal. Mais qui mérite d’attirer l’attention. Surtout quand ces mêmes professionnel(le)s indiquent qu’il vaut mieux se préparer à encore d’autres changements dans un avenir proche. 

Aussi, en ne misant que sur le SEO seul ou principalement sur le SEO, les risques d’avoir des baisses dans vos courbes de statistiques de fréquentation augmentent. Ce qui n’est a priori pas ce que tout(e) propriétaire de site web et blog souhaite. N’est-ce que pas ?

Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, c’est donc tenir évidemment compte du SEO. Mais ne pas compter QUE sur lui. 

Ce n’est donc pas indiquer que le SEO ne sert à rien, ou qu’il est fichu. Cela ne signifie surtout pas qu’il ne faut plus s’en préoccuper. 

En revanche, cela signifie qu’il vaut continuer à en tenir compte et le soigner, mais pas au détriment de nombreux autres leviers de trafic. Qui pour beaucoup sont anciens, éprouvés et reconnus. Quand d’autres émergent et mériteraient qu’on s’y intéresse de plus près. 

Il faut composer avec tous les autres leviers de trafic qui existent. Et qui passent parfois loin derrière le SEO. Pour certains leviers, disons qu’ils sont mêmes dans quelques cas, aux oubliettes !

Le SEO peut-il vraiment faire chuter des courbes de fréquentation ?

Oui. Je n’invente rien. Les dernières mises à jour de Google de 2023 ont des encore impacts sur divers sites web. Comme d’autres dans le passé d’ailleurs. Prenons par exemple le cas des données structurées de type FAQ, question & answer affichées encore aujourd’hui pour certaines recherches. Mais qui sont destinées à être utilisées pour les sites web de santé et sites gouvernementaux. Comme on peut le lire sur une source très officielle à savoir le Search Central de Google. Voici d’ailleurs une capture d’écran du haut de la page qui porte sur ces données structurées pour les questions fréquentes : 

donnees structurees sante faq

Les impacts des chutes de trafic 

Pourquoi j’évoque cette question aujourd’hui ? Parce que je vois bien combien les chutes de trafic directement liées aux positions dans les SERP de nombreux très bons sites web, ont des impacts. Des chutes de trafic, ça peut : 

  • Mettre le moral d’un(e) propriétaire de site web au plus bas. Car le travail de qualité n’a pas changé. Le boulot fourni reste aussi soutenu. L’optimisation est régulière et concrète. Le suivi de recommandations éprouvées est fait. Bref, tout est fait pour que ça roule niveau SEO. Mais quand des majs Google font baisser les courbes, logique d’être découragé(e). 
  • Faire passer le chiffre d’affaire du vert à l’orange, ou de l’orange au rouge. Non je ne prends pas de plaisir à taper ces quelques mots. Au contraire. Savoir qu’un chiffre d’affaire trinque à cause du SEO qui a des impacts énormes sur des ventes, ça m’attriste. Parce que dans de nombreux cas, là encore, presque tout est fait pour que le référencement naturel soit au service des produits et des internautes. 
  • Mettre en péril des activités professionnelles. Je sais que beaucoup de pros comptent sur la part de visibilité qu’offre le SEO. Car c’est un moyen de faire découvrir son job, ses services et ses prestations à des prospects qu’on aurait difficilement touché par d’autres biais. Sauf que quand cette source de visibilité diminue beaucoup, ce sont donc les contrats qui disparaissent avec cette perte de visibilité. 

Une baisse de trafic qui serait imputable à des changements de positions dans les moteurs de recherches, cela peut sans doute se corriger avec des nouvelles actions d’optimisation du référencement naturel. Notamment parce qu’il faut bien s’adapter aux changement de règles (du jeu) des moteurs de recherches. Mais le résultat premier quand on constate des baisses de trafic est rarement réjouissant. 

Quels autres leviers que le SEO activer ?

Les leviers de trafic d’un site web sont divers et variés. Ils dépendent de divers éléments, comme l’expertise de chaque levier, le budget qu’il peut impliquer ou encore dans l’identification des terrains sur lesquels se trouvent votre audience. Votre cible. 

On retrouve ainsi sans surprise des grands classiques du genre comme : 

  • L’emailing avec la fameuse Newsletter/infolettre
  • Le social média avec donc l’exploitation des réseaux sociaux 
  • Les supports physiques de communication : flyer, affiche, QR code, tote bag, cartes de visites, kakemono, banderole…
  • Les publicités web diverses : Google Ads ou autre régie, publicité sociale via META ou Pinterest…
  • Certains produits Google notamment si vous avez une entreprise ou structure associative, comme Google My Business (Google Business Profile). 
  • Google News si vous avez un pan éditorial sur votre site internet
  • L’optimisation de l’expérience utilisateur : L’UX !
  • Le podcast, format qui n’est pas nouveau mais qui rencontre un franc succès depuis 2 ans
  • Le format vidéo, aisément exportable sur d’autres supports comme les réseaux sociaux, Youtube, Viméo et consort

Il faut donc procéder stratégiquement et dans l’ordre. En réfléchissant à où peut se trouver sa cible, son audience. Aux potentiels terrains sur lesquels vous n’avez pas encore tenté de vous rendre présent(e)s mais où peut-être qu’il y a un marché à prendre. Ensuite, il faudra définir dans quelle mesure vous pouvez investir du temps pour ces leviers. Gagner en expertise pour certains car cela ne s’improvise pas. Voire déléguer certaines tâches relatives à ces leviers de trafic (comme engager un(e) Community Manager). N’oublions pas dans le cadre de ces réflexions, qu’un kit marketing pourra être d’une grande aide quels que soient les leviers de trafic que vous souhaiterez tenter et exploiter. 

Il faut parfois prendre des risques et oser. En tentant des terrains peu évidents selon son job, son activité pro. Avec pourquoi pas un compte sur TikTok ne serait-ce que pour essayer ? Ou encore sur Threads qui bénéficie d’un vrai air de nouveauté ?

Les formats à exploiter pour de nombreux leviers de trafic

Format Vidéo

Le format vidéo est un format à ne surtout pas négliger tant il est applicable à de nombreux leviers de trafic. Une vidéo au format vertical/portrait pourra être diffusée sur Instagram, TikTok, Pinterest ou encore sur YouTube via les Shorts. 

Une vidéo au format paysage pourra être ajoutée sur une chaîne YouTube… Sur le plupart des réseaux sociaux. Elle pourra aussi être embarquée si validée sur Google Business Profile. 

C’est un format interactif et vivant via lequel vous pouvez vous présenter, afficher vos services, vos créations, bref à peu près tout !

Format image

Fini le contenu textuel unique. Même s’il est évidemment important. Le format image a aussi aujourd’hui un rôle prépondérant dans tout communication. Vous avez peut-être le réflexe de parcourir les photos d’un commerce avant de vous y rendre pour la première fois ? Via les images et photos proposées par le propriétaire d’un établissement sur Google My Business. Idem quand vous cherchez un produit à acheter. Combien d’achats faites vous sans voir le produit avant au minimum en photo sur le web ? 

Le format image est applicable à quasi tous les leviers de trafic accessibles. Dans une majorité de cas, il est même quasi obligatoire. Un post Instagram sans image, triste non ? Un partage Facebook sans photo, c’est peu incitatif au clic n’est-ce pas ? 

Aujourd’hui, certains leviers sont largement sous-estimés notamment du fait de format images non adaptés. On peut ainsi évoquer Discover dont les photos principales des contenus seraient un atout pour une diffusion sur ce canal Google. Je n’invente rien, la source de l’info émane de Google itself (voir la source dans le lien ajouté). 

On peut aussi évoquer Google Lens ou Google Images. Ou encore la durée de vie d’une épingle sur Pinterest qui serait de plusieurs mois tandis que des posts FB et IG ne dureraient que de quelques heures à quelques jours. 

Se Souvenir que la cible, c’est l’humain

Quand beaucoup utilisent l’intelligence artificielle pour faciliter leur travail au quotidien (gagner du temps, proposer des créations graphiques différentes de celles qu’on trouve sur les banques de photos libres et gratuites ou encore pour automatiser des tâches…), d’autres l’utilise afin de tenter de mieux capter encore l’intérêt des robots d’indexation. 

Toutefois, dans une majorité de cas, c’est bien de l’humain qui est visé. Directement ou indirectement. C’est bien un(e) internaute dont on aimerait avoir le premier clic. Qui deviendra peut-être un(e) fidèle et pourquoi pas un(e) client(e). 

Se souvenir de l’objectif avant les moyens de l’atteindre

Or, à trop se concentrer sur le SEO, il n’est pas rare de constater qu’il est des cas où les tâches SEO ne sont effectuées que comme si l’unique objectif était de séduire Google et Bing. Tandis qu’au final, ce seront des internautes dont on aimerait les clics. C’est pourquoi parfois, il serait judicieux de se concentrer sur l’objectif plutôt que sur ce qui pourrait donner l’impression d’être le seul moyen d’atteindre cet objectif.

Et heureusement non, le SEO n’est pas le seul et unique moyen d’atteindre une cible via le web. Il y participe évidemment. Et s’il y participe en majeure partie, tant mieux. Mais pour des raisons d’équilibre parfois difficile à trouver et donc qu’on aimerait souvent garder stable, il est souhaitable de ne pas compter exclusivement sur le référencement naturel. 

Accompagnement sur le traitement des photos et images pour le web

Cet article n’a bien entendu pas pour rôle de dissuader qui que ce soit de continuer à optimiser son site internet ou blog pour obtenir ou retrouver de bonnes positions de pages dans les SERP. Au contraire ! Si une baisse de trafic est réellement relative à des changements du côté des moteurs de recherche et principalement de Google, il est préférable d’agir pour retrouver ses positions antérieures. En revanche, il convient aussi de ne pas mettre toutes ses billes sur l’optimisation du référencement naturel. Il ne faut pas négliger d’autres canaux de communication très efficaces. Qui peuvent parfois passer au second plan, hélas. 

 

 

Griselidis
Griselidis

Heureuse maman d'un petit garçon né en 2018, je tiens aujourd'hui quatre blogs. Après 17 années passées dans une grande entreprise de téléphonie, je travaille désormais en tant que webmaster freelance à mon compte depuis 2015.

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